L’interview de Fleur Daugey

Après une formation en psychologie et en éthologie, Fleur Daugey a consacré le début de sa carrière à plusieurs ONG de conservation de la nature avant de se tourner vers l’écriture et le journalisme.

Son inspiration vient principalement des êtres qui peuplent la nature. Le plus souvent, ses sujets sont vêtus de plumes, de poils ou de chlorophylle. Mais il lui arrive aussi d’explorer la vie et l’histoire d’un primate énigmatique: l’être humain.

Comment es-tu venue à écrire ?

A l’âge de 12 ans je disais déjà vouloir devenir écrivaine et j’ai écrit deux histoires à cette époque. Puis l’idée d’en faire un métier s’est évanouie pour laisser place à d’autres. Mais je continuais à aimer l’écriture, à tenir un journal par intermittence ou écrire en voyage. J’ai une passion pour la protection de la nature et j’ai entrepris des études d’éthologie qui m’ont conduite à travailler avec des associations de conservation des espèces menacées. En 2009, après un an au Costa Rica à travailler avec des perroquets, l’opportunité de devenir journaliste a surgi quand j’ai postulé à un poste de rédactrice pour la revue naturaliste suisse La Salamandre. J’ai été embauchée et l’écriture ne m’a plus quittée depuis. Après 3 ans de journalisme je suis devenue auteure de livres pour enfants et adultes. C’est ma vraie vocation!

Tu publies essentiellement des documentaires, comment et où effectues-tu tes recherches ?

Je suis un vrai rat de bibliothèque et me documenter avant d’écrire est une partie passionnante de mon travail. Quand j’écris un documentaire sur un sujet j’essaie de lire le plus de livres possible sur le thème choisi, en français et en anglais. Je fouille aussi les articles des revues scientifiques afin de me mettre au courant des toutes dernières découvertes. Ma formation scientifique devient alors essentielle pour comprendre ses études parfois compliquées. Bien sûr, je me sers aussi d’internet et j’interroge parfois aussi des spécialistes. 

Tu préfères écrire pour la jeunesse ou pour les adultes ?

Les deux! J’ai besoin de beaucoup de variété dans mon travail. Comme tu le disais j’écris principalement des documentaires jeunesse mais je fais aussi de la BD, de la poésie et des essais pour adultes. Je travaille en ce moment sur un roman jeunesse qui se mêle à du documentaire. J’ai aussi participé à l’écriture d’un court-métrage d’animation avec un réalisateur suisse. Je ne pourrais pas travailler toujours sur le même mode car je suis curieuse de beaucoup de choses et j’ai besoin de changement. 

Écrivaine, journaliste et éthologue, peux-tu nous expliquer tes métiers ?

Tous ces métiers se complémentent. Aujourd’hui, je suis principalement écrivaine donc j’écris des livres. Mais c’est le journalisme qui m’a mis le pied à l’étrier de l’écriture, même si je n’ai jamais fait d’école de journalisme ! J’écris toujours des articles pour des revues jeunesse ou adultes, presque toujours sur des thèmes liés à la nature. Mais un article c’est court, ça doit aller vite. Je préfère le temps long du livre, qui permet d’explorer un sujet à fond. Et puis, un livre reste et qu’il peut être traduit dans d’autres langues. L’éthologie est la passion qui porte les autres. Cette discipline scientifique se consacre à l’étude du comportement des animaux. On essaie de comprendre ce qu’ils pensent, ce qu’ils font, ce qu’il ressentent et pourquoi. 

Une femme écrivaine préférée ?

J’aime beaucoup d’auteurs et d’auteures! Je vais citer l’écrivaine islandaise Audur Olafsdottir car j’aime beaucoup l’atmosphère nordique de ses romans. J’ai particulièrement aimé son roman l’Embellie, qui raconte la relation d’une femme et d’un petit garçon handicapé lors d’un road trip sur les routes du pays. 

Un projet en cours ?

J’ai 5 projets en cours! L’un d’eux est un livre sur l’intelligence et les émotions des animaux qui paraîtra aux Editions De la Martinière jeunesse. 

Maison d’édition classique ou auto édition ? Pourquoi ?

Jusqu’à présent j’ai toujours travaillé avec des maisons d’éditions classiques. Mes projets sont facilement acceptés et je suis contactée directement par eux parfois alors cela s’est fait tout seul. Mais je ne ferme pas la porte à l’auto-édition un jour. 

Dernière question, peux-tu nous parler d’uns de tes livres ?

Il s’agit d’une bande-dessinée documentaire qui sortira en novembre aux Editions Actes sud junior : 30 jours au Groenland. J’ai écrit le scénario et les illustrations sont de Stéphane Kiehl. Je suis passionnée par ce pays où je suis allée deux fois. La dernière fois était en janvier 2018. J’ai passé un mois en résidence d’artiste sur un bateau pris dans les glaces de la banquise, non loin d’un petit village. Nous étions plusieurs artistes différents sur le bateau. Dans cette BD je raconte l’expérience de l’Arctique en plein hiver, la rencontre avec les Inuits et tout ce qu’ils m’ont appris sur leur mode de vie et sur leur pays. 

Merci à Fleur Daugey d’avoir répondu à mon interview, pour la retrouver, c’est simple, cliquez ici.

A bientôt pour un article back to school parlant de la scolarité de Charlotte Brontë ou d’une autre écrivaine !

Maya

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